Réponse courte
La tarière hydraulique est un équipement qui transforme le débit hydraulique de la pelle en mouvement de rotation et qui perce des trous dans le sol. Ce que le brise-roche fait par la frappe, la tarière le fait par la rotation et la poussée axiale : la tête de coupe entame le sol, la spire remonte le matériau coupé et l'évacue hors du trou. Comme le principe de fonctionnement est simple, le choix se ramène à trois éléments : le diamètre et la profondeur du trou à percer, la nature du sol et le débit hydraulique que la machine peut fournir. Une fois ces trois points fixés, le détail restant se limite au type de tête de coupe.
Comment fonctionne-t-elle ?
L'huile hydraulique fait tourner le moteur hydraulique de la tarière. La vitesse de rotation du moteur est généralement élevée et son couple faible ; c'est pourquoi un réducteur est intercalé, qui abaisse la vitesse et augmente le couple. C'est ce couple qui fait le travail dans le sol.
L'arbre transmet à la spire de la tarière la rotation reçue du réducteur. La tête de coupe, en bout de spire, entame le sol ; la spire elle-même fonctionne comme un convoyeur et remonte le matériau coupé.
La poussée axiale vient de la flèche, mais trop de poussée est nuisible : la tarière s'avance d'elle-même dans le sol, et le rôle de la flèche se limite à maintenir le contact. Appuyer trop fort remplit la spire, la colmate et provoque le blocage.
Les pièces principales
- Moteur hydraulique : la pièce qui produit la rotation.
- Réducteur : la transmission qui abaisse la vitesse et augmente le couple. C'est la partie la plus sensible et la plus coûteuse de la tarière.
- Arbre de sortie : il transmet la rotation du réducteur à la tarière et supporte aussi les efforts axiaux et radiaux.
- Corps de tarière et spire : l'hélice qui remonte le matériau coupé.
- Dents de coupe et pointe pilote : les pièces qui entrent les premières dans le sol et assurent la coupe. Elles changent selon le sol.
- Support : il relie la tarière à la machine. Comme pour les autres équipements, il est réalisé en fonction de la machine.
Choisir la tête de coupe selon le sol
Le choix le plus important pour le rendement d'une tarière, c'est la tête de coupe. Une tête conçue pour la terre et l'argile s'émousse vite dans un sol caillouteux ; une tête conçue pour la roche est inutilement coûteuse dans un sol meuble et avance plus lentement.
Dans les sols meubles et moyens, des lames de coupe simples suffisent. Dans les sols caillouteux et durs, il faut des dents à pointe carbure ; elles résistent à l'usure, mais sont plus sensibles aux chocs.
Dans la roche, en revanche, la tarière n'est pas toujours le bon outil. Pour une roche massive, il faut envisager un perforateur de roche ou une autre méthode à la place de la tarière ; s'acharner à la tarière dans la roche surcharge le réducteur.
La pointe pilote fait tout l'alignement
La pointe pilote est la pièce par laquelle la tarière entre d'abord dans le sol et qui tient le centre. Si l'on travaille avec une pointe pilote usée ou cassée, la tarière perd son centre, le trou part de travers et l'arbre commence à subir des efforts hors de son axe. Bien moins chère que les dents elles-mêmes, c'est la première pièce à contrôler régulièrement.
Où l'utilise-t-on ?
L'avantage de la tarière apparaît dans la répétition : quand il faut percer de nombreux trous de même diamètre, l'écart avec le travail à la main ou au godet est important. Pour un seul trou, le temps de mise en place absorbe cet avantage.
- Trous pour poteaux, clôtures et éclairage : l'usage le plus courant.
- Plantation d'arbres et travaux paysagers : percement rapide et répétable de trous dans les travaux de paysagisme et d'agriculture.
- Trous de petit diamètre pour les travaux de fondation et d'amélioration des sols.
- Pose de panneaux publicitaires, de garde-corps et de glissières de sécurité.
- Trous verticaux pour le drainage et les passages de câbles.
Ce qu'il faut regarder pour choisir
- Diamètre du trou : le diamètre de la tarière se choisit en fonction de lui, et le couple nécessaire change avec le diamètre.
- Profondeur : si la profondeur voulue dépasse la longueur d'une tarière, il faut une rallonge.
- Nature du sol : elle détermine le type de tête de coupe et le couple nécessaire.
- Débit hydraulique de la machine : le choix du moteur et du réducteur en dépend.
- Poids de la machine : la tarière est un équipement léger, mais le couple de réaction de la rotation revient sur la machine ; sur une machine trop petite, cela crée un problème d'équilibre.
